PORT-AU-PRINCE ATTEND D’ÊTRE RECONSTRUITE pour sortir de l’image du passé. Vue de haut, elle ressemble à une fourmilière de maisons siamoises collées les unes aux autres dans une unité architecturale fascinante en dehors de la modernité espérée. La ville rêve pourtant de se transformer au niveau de tous ses tentacules qui partent du centre-ville vers les habitations denses de Carrefour, vers les gradins de Pétion-Ville et les pentes conduisant vers Delmas, Tabarre et Cité-Soleil.

L’accroissement non contrôlé de la population au cours des dernières années repousse la ville vers la mer. Il s’est créé une telle mutation au niveau social que l’agglomération de Port-au-Prince exige aujourd’hui une vision différente de l’avenir. Construire de manière anarchique comme auparavant ne peut plus être la norme depuis l’adoption du Code de la construction par la République d’Haïti mais il reste encore tant à faire. Le plus important est d’envisager désormais une urbanisation contrôlée. Cela empêchera un développement hypertrophique de la capitale et permettra à l’espace démographique de mieux s’équilibrer, entre la terre et l’océan qui, impassible et calme, regarde l’avenir avec impatience.

Adyjeangardy