Semaine du 4 Décembre

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LA MINISTRE  DU TOURISME en compagnie notamment de représentants  de Decameron.

Le ministère du Tourisme sur tous les fronts

Mercredi 25 novembre, la ministre du Tourisme et des Industries créatives, Stéphanie Balmir Villedrouin, recevait au ministère des représentants de l’entreprise Decameron ainsi que des ministères de l’Economie et des Finances, de l’Agriculture et du Commerce. Objectif de cette réunion de travail : assurer l’approvisionnement en produits de consommation haïtiens afin que les touristes qui fréquenteront le Royal Decameron Indigo – plus de 1 500 réservations ont d’ores et déjà été enregistrées – puissent profiter de produits purement locaux. Quelques jours plus tôt, le 19 novembre, la ministre avait lancé, accompagnée de la responsable de la firme spécialisée en classification des établissements touristiques ProTourisme, Berthide Noailles, lançait officiellement le premier Guide de classification Hibiscus (GCH).

Réalisé conjointement par la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ) et ProTourisme, ce guide présente aux opérateurs d’hébergement hôteliers les critères qui seront retenus pour la prochaine campagne de classification Hibiscus prévue pour le printemps prochain. Le GCH comporte sept sections correspondant aux différentes parties évaluées : chambres, salles de bains, restauration, aménagements intérieurs, extérieur de l’édifice, services, activités et installations sur les lieux, et le tourisme durable. Alors que pour la première campagne de classification Hibiscus seul l’existence des critères était prise en compte pour attribuer des points, le nouveau système de classification ajoute quatre nouvelles variables : le niveau du critère, son état et les éléments de démérites et de bonifications. La classification Hibiscus ne prend pas en compte la qualité du service offert par les établissements. Cependant, à travers sa Direction de Formation, le ministère du Tourisme et des Industries créatives entend accompagner les opérateurs dans l’amélioration de la qualité de service. Un programme intitulé « Qualicert » sera bientôt élaboré en ce sens.

Cercle of fashion : une boutique éphémère pour la mode et l’artisanat haïtiens

En partenariat avec USAID Haïti, l’Ethical Fashion Initiative du Centre du commerce international (ITC) organise le « Circle of fashion », une boutique éphémère célébrant la mode et l’artisanat haïtiens. A la veille de Noël, la boutique accueillera une sélection d’accessoires de mode créés spécialement pour l’occasion par D.O.T, Osklen E-ayiti, Paula Coles, Pascale Théard et Simbi. La boutique sera ouverte de 10 h à 18 h vendredi 11 et samedi 12 décembre à l’espace Azul, 81 rue Grégoire à Pétion-Ville. Dimanche 13 : shopping, brunch et live jazz de 12 h à 5 h.

Des inégalités chez les marchands frontaliers

Lundi 23 novembre, le Réseau des marchands frontaliers a dénoncé les divers cas d’abus dans les marchés haïtiano-dominicains à l’encontre des commerçants haïtiens. Clergélie Elvariste, vice-présidente du Réseau, a dit constater un déséquilibre au niveau des taxes exigées aux commerçants haïtiens pour avoir accès aux divers marchés frontaliers dominicains : « Les percepteurs dominicains réclament 1 000 pesos à un marchand haïtien au marché d’Elias Piña alors que pour un marchand dominicain, ils ne réclament que 150 pesos. » Lovely François, secrétaire générale du Réseau, exhorte les autorités haïtiennes à faire respecter les droits des ressortissants haïtiens engagés dans des échanges commerciaux sur les marchés frontaliers.

SucreHaitien.THJACTIMOTHÉ JACKSON / CHALLENGE

L’avenir d’Haïti passe par le sucre

Vendredi 20 novembre, un atelier d’échanges consacré à la filière de la canne à sucre se tenait à Maïssade sous l’égide d’Agronomes et vétérinaires sans frontières. Lors de cet atelier, il a été annoncé que des industries de transformation de la canne à sucre seront opérationnelles en 2016 à Thomonde et à Maïssade. « Haïti était une colonie riche et prospère grâce à ce produit qui a permis à la France de tirer beaucoup de bénéfices, a rappelé le coordonnateur régional d’Agronomes et vétérinaires sans frontières, Camille Joseph. Aujourd’hui, il est possible de refaire l’histoire, on peut rebâtir toute une économie avec la canne à sucre.