Semaine du 1 Avril

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Réintroduire le coton en Haïti ?

Le coton était autrefois au quatrième rang des exportations agricoles d’Haïti mais il a totalement disparu depuis les années 1990. Avec le soutien de Timberland, Alyans ti Plantè (SFA) et la Fondation Clinton, Impact Farming entreprend une étude de faisabilité pour examiner la possibilité de réintroduire le coton, cette fois cultivé exclusivement par les petits agriculteurs haïtiens. Si l’étude est un succès, les opportunités pour la culture du coton en Haïti pourraient être importantes et des sociétés comme Timberland pourraient passer de « parrains » d’une entreprise d’agroforesterie comme ils le sont aujourd’hui à « clients » de celle-ci.

L’étude explorera la possibilité de certification biologique ou la participation à l’initiative Better Cotton. Cette nouvelle initiative s’appuie sur le modèle Alyans Ti plantè d’agroforesterie durable soutenu par Timberland. Selon ce modèle, des petits exploitants plantent des arbres et produisent des plantes en échange de semences, outils et formation pour obtenir des rendements et des revenus de leurs cultures nettement plus élevés. Une étude de faisabilité similaire menée l’an dernier a permis d’élargir ce modèle de base pour y inclure la culture du moringa pour l’exportation. Résultat, depuis février 2016, un nouveau produit à base de moringa haïtien est vendu aux États-Unis dans les magasins Whole Foods Market.

Comme ce fut le cas avec le moringa, l’étude portant sur le coton permettra de voir comment utiliser une culture d’exportation comme levier pour obtenir des rendements accrus pour les cultures vivrières pour le marché local mais aussi susciter le reboisement, ainsi que le déclenchement de la plantation d’arbres bien nécessaires. Si elle est conçue pour bénéficier aux petits exploitants agricoles, l’introduction de cultures d’exportation peut également jouer un rôle important dans la construction de la sécurité alimentaire nationale.

Stéphanie Renauld Armand


La République dominicaine formalise les règles pour l’exploration et la production pétrolières

ANTONIO ISA CONDE, ministre dominicain de l’Energie et des Mines.
ANTONIO ISA CONDE, ministre dominicain de l’Energie et des Mines.

La publication dans la Gazette officielle, le 7 mars écoulé, du décret 83-16 permettra, pour la première fois en soixante ans, de réglementer l’exploration et la production d’hydrocarbures en République dominicaine. Cette initiative du ministère de l’Energie et des Mines vise à attirer les investissements et le développement d’une industrie locale dans ce domaine avec des règles du jeu claires et prévisibles. « Cette nouvelle réglementation précise les conditions dans lesquelles seront octroyées les autorisations, les concessions ou permis d’exploration et d’extraction d’hydrocarbures dans le pays », a indiqué Antonio Isa Conde, responsable de l’institution chargée de régir les politiques minières et énergétiques en République dominicaine. Plus de 13 000 kilomètres linéaires de données sismiques 2D, d’une valeur de plus de 80 millions USD, sont désormais à la disposition des investisseurs intéressés.


Protection des consommateurs : des supermarchés dominicains épinglés

La justice dominicaine a démarré ce mardi une enquête sur des cas de violations présumées, par plusieurs entreprises de Santo Domingo, de la réglementation relative à la sécurité alimentaire. Une plainte déposée par le Conseil national de la protection des consommateurs (Conadeco) contre plusieurs supermarchés de Santo Domingo les accuse de vendre des produits alimentaires sans registres sanitaires. « L’Etat a pour devoir de protéger les consommateurs contre toute pratique restreignant leur droit à une alimentation saine et équitable comme l’établit la constitution de la République », soutient le Conadepo. La tenue obligatoire des registres sanitaires permet d’identifier les sources immédiates d’approvisionnement et les destinataires directs d’un produit alimentaire, conditionnement inclus, de manière à combattre les menaces susceptibles d’entraîner de graves conséquences sanitaires ou de mort d’êtres humains ou d’animaux.


La Foire de Printemps Akansyel débute

Différents secteurs d’activité – Habillement, Aromathérapie, Décoration Intérieure et Agribusiness – seront représentés, les 2 et 3 avril prochains à Pétion-Ville au local de l’Union School de Juvénat, dans le cadre d’une exposition artisanale organisée par Options Marketing, Maelle Créations et Femmes Autonomes regroupées au sein d’un partenariat stratégique. Un espace d’exposition-vente sera aménagé pour accueillir les œuvres de plus d’une soixantaine de producteurs nationaux. Les organisatrices de l’événement espèrent ainsi faciliter les ventes directes, les échanges, la mise en réseau et la promotion de l’artisanat haïtien en général.


Promotion des innovations entrepreneuriales

Un Centre incubateur d’innovation technologique sera bientôt opérationnel en Haïti. Des avancées sont en cours pour sa mise en place à Port-au-Prince. Il contribuera au développement des entreprises innovantes par l’aménagement d’un espace de travail (« coworking ») et l’offre de conseils via le mentorat, entre autres appuis. Il hébergera aussi un « Fablab », ou laboratoire de fabrication, où des équipements seront disponibles pour que des inventeurs puissent concrétiser leurs idées. Une entreprise est dite innovante lorsqu’elle développe des produits, services ou procédés neufs ou substantiellement améliorés par rapport à l’état de la technique.


Appui aux PME dans l’agri-business

Le ministère de l’Economie et des Finances étudie l’opportunité d’étendre le Programme d’élargissement de la base des PME dans l’économie nationale et l’appui aux PME dans l’agri-business dans la Sud d’Haïti. Dix sociétés de 157 producteurs sont déjà constituées pour exploiter quelque 80 hectares dans plaine des Cayes. Ce programme, qui se propose de financer des sociétés agricoles en création ou existantes, est déjà mis en œuvre dans l’Ouest.


Le gouvernement jamaïcain à la rescousse du Pan Caribbean Sugar Factory

Des mesures d’urgence sont envisagées par le gouvernement du Premier ministre jamaïcain Andrew Holness pour sauver la compagnie sucrière Monymusk Sugar Factory. Exploitée par la Pan Caribbean Sugar Company, appartenant à des investisseurs chinois, l’usine sucrière basée à Clarendon – Sud de l’île – avait accumulé un déficit de plus de 60 millions de dollars US et avait décidé de mettre un terme à ses opérations en juin prochain. En janvier dernier, la société avait estimé à 279 le nombre d’ouvriers menacés de licenciement dans un contexte de baisse significative du prix du sucre sur le marché mondial.