Religion: La culture profonde du vodou

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Le vodou, universellement reconnu, regroupe 50 millions de fidèles dans le monde et est la religion majoritaire en Haïti.

Le vodou s’est d’abord développé dans la colonie de Saint-Domingue, entre les noirs du Soudan (Arada, Nago, Ibo), ceux du Sénégal, les Bantous (Angola, Congo, Mali, Mozambique, Madagascar, etc.). Ils composent un formidable cocktail religieux s’adaptant au christianisme : tous les saints deviennent des loas africains.

Le mot vodou est une invention des Haïtiens de la colonie qui utilisent un terme du dialecte Fon qui se traduit par Esprit. Le vodou devient une religion. Les noirs arrachés à l’Afrique finissent par créer en Haïti un vodou rouge, en créant sur place un panthéon petro, sans limite dans ses prises de conscience révolutionnaire.

Le Panthéon se compose de 21 loas ou esprits, entre autres Agwé, Ayida Wedo, Azaka, Ayizan, Baron Samedi, Damballa, Erzulie, Grand Bois, Guédé, Marinette, Marassa, Ogoun, Papa Legba, Simbi, etc. Dans cette culture du vodou, chaque loa gère un domaine particulier de la vie (éducation, santé , ju stice , agriculture, vie, mort, au-delà, etc.).

Le fondamentalisme africain se trouve présent dans cette culture au point que la notion de zombie, pratique courante au Zambie, s’haïtianise au pays où l’âme et le corps peuvent être « mis en bouteille ». Cette image surréaliste est bien réelle.

James Exalus
Etude

HAÏTI : L’HISTOIRE EN HÉRITAGE

haiti_histoire_en-héritage2Vient de paraître chez L’Harmattan, ce mois de septembre, Haïti: l’Histoire en héritage de Stéphanie Barzasi. À partir du tremblement de terre de 2010, l’auteure remonte l’histoire pour situer la solidarité internationale face à Haïti et l’attitude de la France. Elle fait ressortir le regard souvent paternaliste et tyrannique de certains Français vis-à-vis des Haïtiens et celui d’un refus massif de ces derniers de se laisser dominer par ces derniers, dans un sens ou dans l’autre. Ils parlent la même langue mais l’inimitié est profonde. Stéphanie Barzasi apporte des outils pour essayer un difficile rapprochement

James Exalus

 

Haïti : l’Histoire en héritage
(Le tremblement de terre du
12 janvier 2010 dans les récits de presse français)
Editions L’Harmattan – 264 pages