Pour ne pas perdre la mémoire

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Photo by Marc Lee Steed

Le livre 12.01.2010 me.mo.rial rend hommage aux victimes du 12 janvier 2010 à travers 200 pages de photos et textes, qui conjuguent les témoignages visuels de nombreux photographes, professionnels et amateurs, avec ceux, écrits sur le vif, dans les jours qui ont suivi le séisme, par des écrivains, des journalistes, des personnalités ou des inconnus.

2-Earthquake-Cover-smPublié en janvier 2011, il s’est attaché à recueillir les images et les émotions d’une année, depuis la catastrophe jusqu’au lent réveil de la ville, depuis la sidération des premières heures jusqu’au deuil, puis à la résilience. « Un recueil spontané, non-exhaustif et incomplet, tout comme l’est l’inventaire de nos peines et de nos défunts », explique la préface de cet ouvrage qui réunit les photos de dix photographes comme Logan Abassi, Marc Steed, Roberto Stephenson, Marco Dormino ou Daniel Kedar et plus de 40 témoignages. Les mots de Dany Laferrière, James Noël, Syto Cavé ou Wyclef Jean pour les plus connus, côtoient ceux de victimes, parents de victimes, rescapés, journalistes, observateurs…

 

« Après le 12 janvier 2010, plus rien ne sera comme avant. Les morts ne se comptent pas par milliers, dizaines de milliers ou centaines de milliers. Ils se comptent par individus. Frère, sœur, fils, fille, mère, père, grand-mère, grand-père, oncle, tante, neveu, nièce, amie, amie… Haïtiens, étrangers, d’ici  ou de là-bas… tous ceux dont la vie, l’histoire ou la famille est liée à Haïti pleuraient quelqu’un et étaient victimes de cette catastrophe. L’avenir  dépendra de cette mémoire collective que nous aurons du 12 janvier, et de l’hommage que nous rendrons à ceux qui ont disparu et à ce qui a disparu », conclut la préface.

Stéphanie Renauld Armand