Montréal : Pour lutter contre l’anémie falciforme

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L’ÉQUIPE DE L’AAFQ, lors de la soirée du 23 avril. Photographies par Kevin Calixte

C’est au Ritz Carlton de Montréal, ce 23 avril, qu’avait lieu la 10e édition du gala-bénéfice de l’AAFQ sur le thème Des couleurs de l’espoir. Près de 50 000 $ ont été récoltés.

 WILSON SANON
WILSON SANON

L’Association d’anémie falciforme du Québec (AAFQ) fut fondée par l’Haïtien d’origine Wilson Sanon suite au décès de son fils à l’âge de 4 ans après que celui-ci fut emporté subitement par cette maladie du sang génétique. Wilson Sanon n’était pas au bout de ses peines car sa fille aînée était aussi atteinte d’une forme grave d’anémie falciforme et c’est grâce à une greffe osseuse de sa petite sœur, en pleine santé, qu’aujourd’hui, à l’âge de 25 ans, celle-ci peut mener une vie normale.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’anémie falciforme est reconnue comme étant l’un des quatre fléaux, au même titre que la malaria, le sida et la tuberculose. Dans cette maladie chronique, les globules rouges, qui contiennent l’hémoglobine falciforme, deviennent rigides, allongés et prennent la forme d’une faucille ce qui cause des crises très douloureuses, comparables à celle d’un accouchement, qui surviennent de manières répétées tout au long de la vie des personnes atteintes. La maladie peut aussi s’accompagner d’une espérance de vie réduite. L’anémie falciforme touche principalement les populations noires. Une personne sur dix issues de ces populations en porte le gène.

 

Aujourd’hui, c’est grâce au combat du président de l’AFFQ, Wilson Sanon, que le Québec fait un dépistage néonatal de la maladie dans l’ensemble de la province. Un programme de massothérapie destiné aux patients d’anémie falciforme est aussi maintenant offert dans plusieurs centres hospitaliers suite aux fonds amassés avec les marathons organisés par Sanon. Celui-ci poursuit toujours avec acharnement, l’importance des collectes de sang provenant de donneurs haïtiens car la compatibilité est meilleure lorsque le donneur et le receveur sont de la même origine.

L’AFFQ offre aussi un camp de vacances pour les enfants atteints de la maladie durant l’été pour permettre un répit aux parents. Le 10e gala-bénéfice de l’association, qui se tenait samedi 23 avril, a permis se récolter 48 970 $.

Will Prosper


Montréal : Madeleine Féquière a reçu le prix du leadership

Le 21 avril, lors du gala annuel de l’Association des femmes en finance du Québec (AFFQ), la directrice générale et chef du crédit corporatif chez Domtar, également présidente du conseil d’administration de l’École supérieure de ballet du Québec, Madeleine Féquière, d’origine haïtienne, s’est vu décerner le prix du Leadership. Cette distinction souligne les réalisations et les qualités de leader de Mme Féquière ainsi que son engagement dans l’avancement de la place des femmes au Québec. Cette 11e édition, sur le thème Les talentueuses s’entourent, vise à honorer des femmes intelligentes, dynamiques et professionnelles qui réussissent dans un domaine où les hommes prévalent en majorité. L’AFFQ regroupe plus de 500 femmes en finance au Québec et offres des programmes de mentorat ainsi que des activités de développement professionnel et de réseautage.


Montréal : Kerlande Mibel défaite à Montréal-Nord

C’est la candidate de l’équipe de Denis Coderre, Christine Black (d’origine canadienne française), qui avec 7 577 des voix a remporté le poste de mairesse d’arrondissement de Montréal-Nord devant sa plus proche rivale Kerlande Mibel (native du Cap-Haïtien) qui a obtenu 2 553 votes.

Le scrutin a été déclenché suite à la démission en janvier dernier du maire Gilles Deguirre, accusé d’agression sexuelle sur une mineure. Après cette annonce, un groupe fondé majoritairement de citoyens d’origine haïtienne avait vu le jour sous le nom du Rassemblement pour le renouveau de Montréal-Nord. Ceux-ci réclamaient un maire ou une mairesse noire dans cet arrondissement densément peuplé de citoyens d’origine haïtienne. Ils ont jeté leur dévolu sur Kerlande Mibel qui n’a pas réussi à déclasser sa rivale dans le château fort de Denis Coderre, celui qui s’était même autoproclamé le premier maire haïtien de Montréal.

Le taux de participation de seulement 20,57 % est pratiquement 10 % plus bas que le taux obtenu lors des dernières élections en Haïti au mois d’octobre dernier avec 30 %.