Les élections de la dernière chance

155
Georges H. Rouzier / Challenges

Contre vents et marées, le conseil électoral de Léopold Berlanger s’achemine vers le premier tour de la présidentielle prévu le 9 octobre 2016. Les partis politiques qui prétendent avoir le contrôle du terrain s’activent. Au-devant de la scène, les protégés de Jean-Bertrand Aristide, de René Préval et de Michel Martelly.
Par Cossy Roosevelt

Au total, 27 des 54 candidats qui se sont affrontés dans les urnes lors de l’élection du 25 octobre 2015 ont confirmé leur participation à la reprise présidentielle dont le premier tour est fixé au 9 octobre prochain. Tout au moins cinq attirent le plus l’attention de l’opinion publique : Jovenel Moïse, Jude Célestin, Jean-Henry Céant, Moïse Jean Charles et Maryse Narcisse. Ils représentent respectivement le PHTK, le parti de l’ancien président Michel Martelly en faveur de qui, accusent certains, Pierre-Louis Opont avait campé la machine électorale ; la plateforme Lapeh dont son leader a brigué infructueusement la magistrature suprême en 2011 sous la bannière du parti Inité fondé par René Préval ; la structure politique Renmen Ayiti qui avait été supportée, dans une certaine mesure, par des lavalassiens lors des élections remportées par Repons Peyizan avec l’aide de la rue et d’une frange de la communauté internationale ; Pitit Desalin une plateforme d’inspiration « aristidienne et prévalienne » qui, semble-t-il, avait été créée avec pour objectif principal de renverser le pouvoir de Martelly, et Fanmi Lavalas agissant toujours sous l’emprise de son chef à vie qui donne l’impression d’avoir la capacité de reconquérir le terrain.