Le développement qu’a favorisé la révolution industrielle du XIXe siècle n’a pas pu éliminer les inégalités sociales. Alors s’exprime l’idée d’un développement durable qui tend vers un équilibre dans la satisfaction des besoins essentiels et la protection des ressources naturelles. En Haïti, comme partout ailleurs, ce concept alimente les débats.
Par Guamacice Delice

De manière générale, le développement est le fait pour quelque chose de progresser, de s’accroître, de prendre de l’ampleur, de l’essor, voire de l’expansion, comme une région ou une entreprise1, par exemple. L’humanité peut être fière d’avoir réussi à apprivoiser la nature et améliorer les conditions d’existence un peu partout. Cependant, il est certain aujourd’hui que le développement ne fait pas que des heureux. Beaucoup s’inquiètent de  l’avenir de la planète tant son environnement se dégrade. Les progrès spectaculaires de l’être humain représentent parfois une menace pour celui-ci. Le constat des méfaits du développement actuel pointe du doigt l’épuisement des ressources naturelles, la pénurie des ressources en eaux douces susceptible d’affecter l’agriculture, la fragmentation et la destruction des écosystèmes, la pollution due aux activités humaines, les catastrophes naturelles, etc. Sur le plan environnemental, le développement ne peut être envisagé sur une longue durée. Les plus pauvres en seraient les premières victimes. Les appréhensions tendent vers d’autres solutions pour bloquer cette autodestruction et réduire les inégalités, sans pour autant arrêter l’épanouissement de l’homme.