Huit bonnes raisons de visiter Fort-Liberté

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LA BAIE DE FORTLIBERTÉ, une aubaine pour les pêcheurs lacus.

Il n’y a pas meilleure façon de valoriser l’Île d’Haïti que de révéler ses plus beaux endroits aux touristes locaux et étrangers. Dans cette optique, Challenges magazine consacre deux pages à Fort-Liberté, le chef-lieu du département du Nord- Est, une destination incontournable et insolite, à visiter absolument.

Sa valeur historique

En 1578, à sa fondation, les Espagnols le nommèrent Bayaha (la baie). Le 8 Août 1730, en hommage au Dauphin Louis-Ferdinand, fils du roi Louis XV, la ville a été rebaptisée Fort-
Dauphin. Suite à la proclamation d’Henri Christophe comme roi du Nord, le 26 mars 1811, elle prend le nom de Fort-Royal, et en 1820 elle devient Fort-Liberté, puisque c’est dans cette ville qu’a commencée la guerre de l’indépendance en 1802 avec le débarquement des troupes françaises qui ont massacré les défenseurs du fort Saint-Joseph. Vielle de plus de 400 ans, la ville de Fort-Liberté a une haute portée historique puisque la première déclaration de l’indépendance y a été rédigée.

Les forts

Étant la porte d’entrée du département du Nord-Est par la mer, pour repousser toute attaque de puissances ennemies, il s’est avéré nécessaire de faire construire des forts dans des points stratégiques dessinant ainsi une ligne défensive ef cace. Les visiteurs peuvent aller découvrir les vestiges des forts suivants : Fort la Bourque, Fort Saint-Charles, Fort Saint-Fréderic. Le fort Saint-Joseph ou Fort-Dauphin, construit en 1731, a quelque peu résisté à l’usure du temps, puisque les pourtours de cette structure et la salle de réunion des officiers sont encore debout. Vu l’état de délabrement avancé dudit fort, l’ISPAN avait lancé en 1990 des travaux de réhabilitation qui ont été discontinués. Cependant, ce site, qui domine la baie de Fort-Liberté, reste et demeure une œuvre impressionnante.

La place d’Armes

C’est l’une des plus belles places d’Haïti construites à l’époque coloniale au milieu de laquelle est érigée une fontaine. En dépit des transformations subies, elle a su conserver son cachet historique, d’autant qu’elle est le prolongement de la cathédrale Saint-Jacques.

L’île Bayau

C’était le lieu de prédilection des flibustiers au XVIII e siècle, une zone stratégique pour s’attaquer aux grands vaisseaux. Aujourd’hui, elle fait partie du patrimoine des richesses de l’industrie touristique du département du Nord-Est et de toute la république d’Haïti.

La Cathédrale Saint-Jacques de Fort-Liberté

Cette église a vu grandir des générations de Fort-Dauphinois et est donc témoin des plus grands événements de la ville de Fort-Liberté. La cathédrale Saint-Jacques, qui est le siège de l’Évêque du diocèse du département du Nord-est, représente un lieu sacré de prière pour des centaines de fidèles catholiques qui arrivent des autres régions du pays et de l’étranger à l’occasion de la fête patronale, célébrée le 19 mars de chaque année.

Les réservoirs de la plantation Dauphin

Sur les trois réservoirs construits pour desservir les plantations de sisal, deux tiennent encore debout. En 1952, la plantation Dauphin a exporté un total de 35.000 tonnes de fibre qui représentaient à l’époque au moins 25% du Pib d’Haïti, explique Jacques Derobert, le coordonnateur du comité de la société civile de Fort-Liberté. À l’époque, dit-il, nos compatriotes n’allaient pas en République Dominicaine pour couper la canne-à-sucre et n’organisaient de voyages clandestins vers les États-Unis. L’arrêt de la production de sisal a de graves conséquences sur l’économie du pays, et en particulier sur la métropole du Nord-est.

Les infrastructures

Fort-Liberté comprend 12 grand-rues qui débouchent toutes sur la mer. Les maisons sont, pour la plupart, d’anciennes bâtisses qui témoignent de l’ingéniosité des générations des années 50. Le plus important à souligner, c’est une ville paisible à longueur d’année, aussi calme que la baie qui porte son nom

L’hospitalité des Fort-Dauphinois

Les Fort-Dauphinois sont connus pour leur hospitalité. Ils réservent toujours un accueil chaleureux aux étrangers et prennent plaisir à les accompagner pendant leur séjour dans la ville historique du Nord-est. Le touriste se sent chez lui et n’est exposé à aucune forme d’insécurité.

Cossy Roosevelt