Focus Bussines

49

DOING BUSINESS
181 POSITION POUR HAÏTI

Pour la deuxième année consécutive, la Nouvelle Zélande caracole en tête de cette liste qui classe les économies de 1 à 190 par rapport à la facilité d’y faire des affaires. Doing Business mesure les réglementations concernant 11 domaines du cycle de vie d’une entreprise. Dix de ces domaines sont inclus dans le classement de cette année sur la facilité à faire des affaires: création d’entreprises, l’obtention d’un permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité. Doing Business mesure également la réglementation du marché du travail, ce qui n’est pas inclus dans le classement de cette année. Doing Business mesure les réformes qui ont été faites pour améliorer le secteur des affaires. Une note plus élevée indique un environnement réglementaire des affaires plus favorable à la création et au développement d’entreprises locales.

L’édition 2018 constate par exemple que Brunei Darussalam, la Thaïlande, le Malawi, le Kosovo, l’Inde, l’Ouzbékistan, la Zambie, le Nigeria, Djibouti et le Salvador font partie des économies qui se sont le plus améliorées en 2016-2017 dans les domaines couverts par Doing Business. Ensemble, ces 10 meilleurs pays réformateurs ont mis en œuvre un total de 53 réformes facilitant la pratique des affaires. Haïti reste malheureusement loin derrière, se plaçant dans la queue de liste du classement mondial Doing Business, en 181e position sur 190. Mais le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) semble bien décidé à faire évoluer la note du pays. Forum sur la compétitivité et l’Investissement en septembre, lancement de la plateforme Open Data en octobre, ateliers sectoriels en novembre et forum pour les jeunes sur le secteur du BPO, ou Externalisation des Données d’affaires, sont autant de rendez-vous pour changer l’approche et convaincre les acteurs concernés que les choses peuvent bouger. De nombreux projets de lois proposés dans le sens d’une modernisation restent en suspens au Parlement… en attendant la prochaine législature.

EXPORT HAÏTI
CATALOGUE DES PRODUITS EXPORTABLES HAÏTIENS

Le Centre de Facilitation des Investissements (CFI) a lancé un catalogue en ligne de produits haïtiens exportables, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Haïti (CCIH), et le support de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Ce catalogue de produits haïtiens exportables en ligne, inventorie l’offre exportable réelle et permet aux entreprises qui produisent un bien à exporter et qui cherchent de nouveaux marchés locaux et mondiaux, d’être présentés sur une plate-forme qui fera la promotion des produits haïtiens à l’échelle internationale. La base de données ainsi constituée et présentée le 9 novembre dernier regroupe l’offre exportable des entreprises haïtiennes et s’enrichira au fil des mois avec les compagnies qui continuent de s’y enregistrer. Une campagne internationale destinée à faire connaître cette vitrine digitale des opportunités d’exportation haïtiennes démarre dès la fin 2017. Il est encore possible de s’enregistrer à partir du lien : https://fr.surveymonkey.com/r/exporthaiti.

LA CHAMBRE AGRICOLE
ET DES PROFESSIONS

Annoncée le 9 novembre par son Président Erick Balthazar, elle intègre toutes les professions liées à l’agriculture, du cultivateur au comptable et au chimiste. Sa mission consiste à rassembler le secteur privé et le secteur public sur les problématiques de l’agriculture et être une force de proposition pour ce secteur. Si elle se distingue des chambres de commerce, elle travaillera en partenariat avec elles, qu’elles soient locales, nationales ou de la région caraïbes.

Stéphanie Renauld Armand