Focus Business

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SOUTENIR LE DÉVELOPPEMENT
ET L’ENTREPRENEURIAT

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), à travers son Bureau régional pour les pays de la Caraïbe et de l’Amérique latine (BRECAL), a organisé les 4 et 5 décembre 2018 la 4e édition du forum « Entreprendre en Francophonie » au Ciné Triomphe (Port-au-Prince). Cet évènement, dont les trois premières éditions se sont déroulées en Afrique centrale, Afrique de l’Ouest et Asie-Pacifique, vise à rassembler les acteurs de l’entrepreneuriat des pays francophones de la région Caraïbe et de l’Amérique latine, afin de les engager dans des réflexions sur l’écosystème entrepreneurial de la région et les mesures innovantes déjà mises en œuvre.

Les discussions et les activités tournaient autour de trois thématiques : « Dynamique de l’entrepreneuriat dans la région Caraïbe et Amérique latine » ; « Accompagnement pour le développement des MPME dans les pays de la Caraïbe et de l’Amérique latine » et « Coopération économique Caraïbe – Amérique Latine – Afrique : quelles perspectives pour les entreprises ? ». C’était l’occasion pour les participants de s’interroger sur le financement des entreprises, et de prendre part à des sessions de réseautage. Selon Emmanuel Adjovi, directeur du Bureau régional de l’Organisation Internationale de la Francophonie pour les pays de la Caraïbe et de l’Amérique latine, la francophonie a été mandatée par ses États et Gouvernements membres en vue de promouvoir un développement économique durable, tout en créant des opportunités d’emplois.
Aljany N. Zephirin

LES FEMMES GAGNENT ENCORE
20 % DE MOINS QUE LES HOMMES

La croissance des salaires retombe à son plus bas niveau de la crise financière de 2008. C’est ce qu’affirme le dernier Rapport mondial sur les salaires de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), qui évoque également l’écart salarial « insupportablement élevé » entre hommes et femmes. Selon l’OIT, les salaires ont augmenté de 1,8 % en 2017, alors qu’ils avaient bondi de 2,4 % en 2016. Ces conclusions s’appuient sur les données de 136 pays. En analysant la croissance salariale, le rapport observe que dans les pays avancés du G20, la croissance des salaires réels a diminué, de 0,9 % en 2016 à 0,4 % en 2017. À l’inverse, dans les pays émergents et en développement du G20, la croissance des salaires réels a fluctué entre 4,9 % en 2016 et 4,3 % en 2017. Un constat que Guy Ryder, directeur général de l’OIT, qualifie de déroutant, car dans les pays où les revenus sont élevés comme au Canada, on constate une baisse du chômage accompagnée par une croissance du produit intérieur brut. M. Ryder se dit aussi scandalisé que les salaires des femmes accusent un retard de 20 % par rapport à ceux des hommes. « L’écart de rémunération entre hommes et femmes représente aujourd’hui l’une des plus grandes manifestations d’injustice sociale et tous les pays devraient essayer de progresser plus rapidement vers l’égalité des sexes », précise Guy Ryder. Dans les pays à revenus élevés, c’est dans la partie haute de l’échelle des salaires que l’écart de rémunération entre hommes et femmes reste le plus grand, tandis que dans les pays à bas revenus et à revenus intermédiaires, l’écart de rémunération entre les sexes est plus fort parmi les travailleurs les moins bien rémunérés.
Aljany N. Zephirin