DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, des investissements sont consentis par l’Etat haïtien pour assurer le transport des écoliers. Mais, ces efforts ne sont visibles que dans les grandes villes du pays en particulier à Port-au-Prince où sont concentrés la majorité des bus de transport gratuit. L’inexistence des infrastructures routières adéquates expliquerait la non-implémentation de ce projet dans les zones rurales ou dans les localités reculées. De fait, en 2016, des enfants sont obligés de marcher pendant près de deux heures pour atteindre leur établissement scolaire.

Et ceci deux fois par jour. Imaginer la souffrance de fillettes qui se lèvent tôt le matin pour parcourir à pied 10 kilomètres de route défoncée et poussiéreuse. Pour le comble, en certains endroits, elles doivent traverser des cours d’eau, comme l’illustre cette photo. En cas de crue, elles n’ont pas d’autre choix que de rester chez elles avec pour conséquence des retards sur le programme de l’année. Pourtant, ce sont ces enfants qui remplaceront demain les adultes d’aujourd’hui dans les plus hautes fonctions de l’Etat. Voilà pourquoi, on le répète à chaque occasion : « Les enfants sont l’avenir du pays ».

Cossy Roosevelt