Anik Magny explore le monde de l’art érotique

1112
AnikMagny

Anik Magny est aussi directrice de production pour l’émission PaparaGilles sur artv.

Le jeudi 7 janvier, à la Place des Arts de Montréal, se tenait le lancement de la série documentaire L’Art érotique diffusée sur artv. L’animatrice d’origine haïtienne Anik Magny a voyagé dans une douzaine de pays afin d’y rencontrer une soixantaine d’artistes qui explorent les replis du désir et de l’interdit à travers l’art érotique. Nous pénétrons dans un riche univers, fertile en imagination et en fantaisie, en sillonnant les disciplines tels la sculpture, la photo, les arts décoratifs, les arts numériques, etc.

Pour l’animatrice Anik Magny (qui est aussi directrice de production pour l’émission PaparaGilles sur artv) l’art érotique évoque « une part de mystère, une part de découverte, il y a un monde qui est pour moi inconnu. Par le simple fait d’ajouter érotique au mot art, il y a quelque chose de plus stimulant, intriguant, non ? » Elle est fière d’offrir la « parole à ceux qui n’ont pas souvent l’opportunité de s’exprimer par rapport à leurs passions. J’aime leur faire oublier la caméra l’espace d’un instant et vivre avec eux un moment exclusif. »

Suite au gala des prix Gémeaux, le 20 septembre dernier, honorant la télévision québécoise, plusieurs artistes, dont Isabelle Racicot, ont dénoncé le manque de diversité dans les médias québécois. Anik est consciente de cette absence sur les écrans québécois et elle croit contribuer à cette diversité en étant simplement « une femme noire, née au Québec, s’affichant avec ses cheveux naturels et quelques rondeurs, qui anime une série documentaire portant sur l’art érotique. Notre héritage culturel permet un regard différent sur tellement d’enjeux. Je suis à l’image d’une relève qualifiée à laquelle on devrait faire plus de place. »  La série documentaire de cinq épisodes L’Art érotique compte projeter les téléspectateurs dans une séduisante aventure qui transformera leur perception de l’érotisme, le tout accompagné d’Anik Magny, autoproclamée « sexploratrice 

Will Prosper