EN 2016, DES PAYSANS HAÏTIENS exposent à même le sol des céréales récoltées n’ayant pas les moyens de séchage recommandés. Ils utilisent encore des gaules et des sacs pour récolter des fruits et, par ce procédé, des quantités de mangues subissent des dommages diminuant ainsi leur valeur marchande. Durant des décennies, « Ayiti » a représenté le principal grenier de denrées alimentaires de la France, grâce au système esclavagiste qui a perduré jusqu’à la proclamation de l’indépendance d’Haïti, le 1er janvier 1804.

Les nouveaux dirigeants ont fait revenir les anciens esclaves dans les champs pour reprendre le métier de la terre et tout relancer. Grâce à une bonne organisation de la production, l’économie de l’ancienne colonie française a repris sa croissance et a su garder son statut de pays essentiellement agricole. Dans l’intervalle, la taille de la population ne cesse d’augmenter, et à un rythme exponentiel, alors que, parallèlement, la production nationale régresse en raison de la dégradation de l’environnement. Conséquence : la population est menacée par des famines récurrentes avec risque d’aggravation. Haïti doit pouvoir réorganiser son agriculture afin de sortir
de la providence.

Cossy Roosevelt